Partager l'article ! L'appel à la mort, l'appel à la paix!: Que faire maintenant ? Il avait entendu des voix s’élever au ciel d’octobre ...
Que faire maintenant ?
Il avait entendu des voix s’élever au ciel d’octobre et qui sans arriver aux nuages, sont revenus lui marteler la tête, créant un amalgame vocal dans lequel il a vu s’éloigner les cinq jours qui le séparaient de la liberté.
Il vivait comme tous les jeunes : de parole et d’espoir. L’eau fraîche étant constamment coupée et l’amour restant tabou !!
Son cœur s’effrita, se décomposa avant même qu’il comprenne ce qui lui arrivait.....il était convaincu que la bêtise n’était plus pour lui, qu’il devait rejoindre les siens.
Sa main droite se remplie de haine pour coller les milliers de morceaux jetés sur le sol et piétinés par les brodequins des gueux alors que sa main gauche se cantonnait dans l’hymne de la mort et de la bêtise humaine.
Il n’avait plus dans la poche qu’une pomme et un bouquet de jasmin. Il les avait sortis pour les offrir à la paix, sans l’avoir rencontrée. On lui avait dit qu’elle se préparait à se guinder dans des lambeaux de guerre et de feu et qu’il devait échanger la fleur du coin de ses lèvres quand il souriait en machine de la mort. Il avait 20ans.
Une colombe était là. Elle s’apprêtait à s’enfuir. Il lui demanda ce qu’il était venu faire ? Elle lui confirma qu’il sera une réserve sans plus et que la paix reprendrait sa place et ses habits clairs...mots légers sur des avions en papiers dans une classe d’enfants révoltés !
Elle est partie.
On a distribué une ration mortelle d’absurde. Ils l’ont portée, lui et ses semblables de 20ans aux canons de leurs fusils et il s’est retrouvé en première ligne de combat.
Il s’agit de guerre entre frères.
Il s’agit d’une sale guerre...comme toutes les autres d’ailleurs !
Lui, dans son rêve de rejoindre les siens, n’a rien compris : la réserve est devenue la seule défense, avec la paix de retour à sa place ?!! Mots encore plus légers et toujours sur des avions en papier dans des poubelles de classes vides. Des classes d’enfants massacrés.
Sa première nuit dans la montagne, il l’a passé en sentinelle dans la guérite de sa boite crânienne. Il a cherché une conviction à sa présence car il n’en avait pas. Il avait surtout le rêve de revoir les siens.
On a tiré en face. La première balle a atteint son torse. En coulant, son sang s’est retrouvé au pied d’un pommier où une pomme manquait et dans un vase fleurie, posé sur le coin gauche d’une télévision allumée.
La vieille femme qui regardait le discours du leader sur cette télévision, se mit à pleurer : On lui « demandait » d’ouvrir la porte de sa maison et de son cœur au bourreau de son enfant.
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